MUNICH Thierry Henry et Franck Ribéry, soudés la semaine dernière avec l'équipe de France contre la Lituanie (1-0), vont se retrouver adversaires, mercredi, lors du choc des quarts de finale aller de la Ligue des champions entre le FC Barcelone et le Bayern Munich.
L'influence dans le jeu
Ribéry, 26 ans mardi, est apparu en panne d'inspiration et émoussé physiquement samedi lors de la déroute de son équipe à Wolfsburg (5-1). Pour s'exprimer pleinement, Ribéry, qui évolue en soutien des attaquants, a besoin que la récupération soit faite par Ze Roberto, Van Bommel et Schweinsteiger, un domaine où le Bayern a été dominé samedi.
Conséquence: Ribéry (six buts et quatre passes décisives cette saison) est passé complètement inaperçu en seconde période, confortant la thèse d'une "Ribéry-dépendance" contestée par l'entraîneur Jürgen Klinsmann.
Le poids dans le vestiaire
Ribéry est souvent présenté comme le bout-en-train du Bayern comme il l'a rappelé durant le stage de janvier à Dubaï en prenant le volant du bus de l'équipe qu'il a fini par esquinter. Il est très complice avec l'Italien Luca Toni, l'Allemand Lukas Podolski et surtout le Belge Daniel van Buyten. Mais "Kaiser Franck" semble vouloir se défaire de son image de plaisantin. De plus en plus à l'aise en allemand, il prend régulièrement la parole dans le vestiaire, recadre ses coéquipiers sur le terrain et cherche le dialogue avec les arbitres.
Depuis son passage par la France durant sa carrière de joueur (Monaco), Klinsmann parle français et peut dialoguer librement avec Ribéry. S'il ne cache pas son admiration pour l'international français ("C'est Dieu qui lui a donné son talent"), il estime que Ribéry n'est pas encore un produit fini et qu'il peut encore progresser. Ribéry a toujours apporté son soutien au "coach" lorsque celui-ci était contesté et critiqué après un début de saison difficile, mais il n'en parle pas souvent publiquement.


